Balika Toriko sous tension : Me Michel Asema dénonce une insécurité chronique et interpelle les autorités
Dans la chefferie Balika Toriko, territoire de Wamba, province du Haut-Uele, les populations vivent sous la menace récurrente d’actes criminels restés impunis. Face à cette situation alarmante,...
Dans la chefferie Balika Toriko, territoire de Wamba, province du Haut-Uele, les populations vivent sous la menace récurrente d’actes criminels restés impunis. Face à cette situation alarmante, Maître Michel Asema monte au créneau et appelle à une réponse urgente du gouvernement provincial, conjointement avec les autorités coutumières.
Depuis plusieurs mois, la quiétude des habitants de la chefferie Balika Toriko est gravement mise à mal. Dans le groupement Bavasamba, plus précisément au village Bevembey (Alima), des actes qualifiés d’inhumains se multiplient, plongeant ainsi les populations dans la terreur et la panique. À l’origine de cette insécurité persistante, une association de malfaiteurs semble agir en toute impunité.
Selon plusieurs témoignages concordants, ces hors-la-loi seraient impliqués de manière récidiviste dans des actes criminels au sein de ce village. Chaque fois que des arrestations sont annoncées, elles restent sans effet durable. Dans d’autres cas, même lorsque les suspects sont arrêtés, ils sont souvent relâchés sans purger leurs peines et réapparaissent rapidement dans la communauté, perpétuant ainsi un cycle inquiétant d’insécurité. Cette situation soulève de sérieuses interrogations sur l’effectivité de la justice et le rôle des autorités coutumières dans la régulation sociale.
Face à cette dérive, Maître Michel Asema hausse le ton dans un plaidoyer ferme et sans détour. Il appelle le gouvernement provincial à prendre ses responsabilités afin de mettre un terme à ce qu’il qualifie d’« injustice sécuritaire ». Pour lui, il ne s’agit plus de faits isolés, mais d’un problème structurel nécessitant des mesures urgentes, concrètes et durables.
Dans la même dynamique, l’avocat interpelle par ailleurs la structure regroupant les chefs coutumiers de la province du Haut-Uele afin qu’elle prenne au sérieux cette situation alarmante. Il les exhorte également à jouer pleinement leur rôle en mettant en place des stratégies efficaces pour restaurer l’ordre, renforcer l’autorité locale et protéger les populations et leurs biens, étant donné que la solution tarde à venir.
Au-delà du village de Bevembey en particulier, c’est toute la chefferie Balika Toriko qui semble touchée par cette spirale de violence. Une réalité qui appelle à une mobilisation collective : les autorités politiques, leaders d’opinion, chefs coutumiers, jeunes et femmes sont tous invités à s’impliquer activement pour endiguer ce phénomène.
L’insécurité n’est pas l’affaire d’une seule institution. Elle est une responsabilité partagée. À Balika Toriko, l’urgence n’est plus de constater les faits, mais d’agir ensemble selon les prescrits des textes légaux, et sans délai.



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